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Vous cherchez un moyen simple et durable de gérer vos recettes sans dépendre d’applications fermées qui disparaissent du jour au lendemain. Cooklang pourrait bien être l’outil qui change votre façon de cuisiner et d’organiser votre carnet culinaire. Le principe intrigue au premier regard. Pourtant, sa logique est si claire que l’on se demande pourquoi personne n’y avait pensé avant.
Un langage simple pour des recettes lisibles à vie
Cooklang repose sur un concept fort. Vos recettes doivent rester accessibles, lisibles et indépendantes d’une plateforme. Le système utilise un fichier en texte brut, avec l’extension .cook. Vous écrivez votre recette normalement, puis vous ajoutez quelques marqueurs discrets pour structurer les éléments essentiels.
La syntaxe repose sur trois symboles principaux :
- @ingrédient{quantité} pour indiquer un ingrédient
- #ustensile{} pour faire apparaître un ustensile
- ~{temps} pour définir un minuteur
Par exemple, « @farine{200g} », « #fouet{} » ou « ~{25 minutes} ». La magie, c’est que même avec ces marqueurs, le texte reste clair pour un humain. Vous pouvez lire votre fichier comme n’importe quelle recette. Ce n’est pas un document obscur rempli de balises techniques. Et du côté machine, l’outil peut générer automatiquement une liste de courses, un affichage propre et des minuteurs.
Un écosystème complet et entièrement gratuit
Le projet est open source, sous licence MIT, et existe depuis janvier 2021. Il ne repose sur aucun service en ligne obligatoire. Vous gardez le contrôle total sur vos données. Malgré cette simplicité, l’écosystème est étonnamment riche.
Voici les outils disponibles autour de Cooklang :
- Une CLI en Rust avec un serveur web intégré
- Des applications iOS et Android avec synchronisation
- Des plugins pour VS Code, Vim et Emacs
- Un plugin Obsidian pour afficher vos recettes dans votre espace de notes
- Un mode Raspberry Pi Zero pour diffuser vos recettes en WiFi local
Avec un simple « cookcli server », toute la maison peut consulter les recettes depuis un navigateur. Il n’existe pas de mode collaboratif en temps réel. Chaque fichier reste individuel. Vous travaillez donc dans un cadre simple et prévisible.
Versionner vos recettes comme du code
Comme les fichiers .cook sont du texte brut, vous pouvez les versionner avec Git. Cela ouvre des possibilités intéressantes. Vous suivez l’évolution de vos recettes. Vous voyez quand vous avez ajouté une gousse d’ail supplémentaire ou quand vous avez modifié un temps de marinade.
Ce suivi apporte une vraie valeur si vous aimez ajuster vos plats au fil du temps. Vous gardez une trace de toutes vos expérimentations. Et vous pouvez retrouver la version exacte d’une recette qui vous avait particulièrement plu.
Une mise à l’échelle intelligente
Cooklang propose une fonction de mise à l’échelle des ingrédients. Si vous doublez ou triplez une recette, les quantités d’ingrédients s’ajustent automatiquement. Le système évite cependant certaines erreurs classiques. Les pincées de sel ou le poivre ne sont pas multipliés. L’outil reste logique. En revanche, les temps de cuisson ne se recalculent pas. Vous devez les ajuster vous-même.
Cooklang gère aussi les références entre recettes. Vous pouvez appeler une préparation depuis une autre. Par exemple : @./sauces/Hollandaise{150g}.
Convertir n’importe quelle recette du web
Une fonctionnalité très pratique mérite d’être signalée. En ajoutant « cook.md/ » devant l’URL d’une recette trouvée en ligne, l’outil la convertit automatiquement au format Cooklang. Vous gagnez du temps. Plus besoin de recopier manuellement chaque étape.
Un outil pensé pour durer
Dans un univers où les applications ferment fréquemment, Cooklang offre une approche durable. Vous travaillez avec des fichiers de quelques kilo-octets que vous pouvez ouvrir partout. Vous les synchronisez avec Syncthing, vous les stockez sur une clé USB ou vous les conservez dans un dépôt Git.
Vous restez indépendant. Vous possédez vos données. Et vos recettes ne disparaîtront pas avec un changement de modèle économique.
Un premier pas simple pour essayer
Pour commencer, il suffit de créer un fichier « boeufbourguignon.cook », d’y écrire votre recette avec les marqueurs Cooklang et de lancer « cookcli server ». Vous verrez immédiatement le résultat dans votre navigateur. Vous pourrez ensuite organiser vos recettes, les versionner et les partager sur votre réseau local.
Si vous cherchez un outil à la fois simple, pérenne et agréable à utiliser, Cooklang mérite clairement votre attention.












